Mon nouveau texte pour GoldBroker : Scoop : l’Irlande restructure sa dette ! Eh oui, les grands médias n'en ont pas parlé, mais la dette de l'Irlande a été restructurée, comme celle de la Grèce !
Et mon texte pour Atlantico : Les socialistes déjà à la recherche de boucs émissaires de leur échec sur le front du chômage ?
Autrement je voulais signaler cette affaire scandaleuse, révélée par le NouvelObs : Xavier Niel, le patron de Free, a obtenu d’un juge de faire fouiller l’ordinateur d’un universitaire (Bruno Deffains, de Paris 2) pour y trouver des preuves qu’il aurait été acheté ! Son article critique envers l’opérateur Internet et télécom (Free : quand l'idéologie de la concurrence dessert l'économie) ne lui a pas plu, il a déposé une plainte pour dénigrement, l’accusant d’avoir été rémunéré par Orange et SFR. Et ainsi Bruno Deffains voit débarquer à son domicile un huissier et un expert accompagnés de deux policiers qui durant deux heures passent son ordinateur au crible et copient emails et fichiers. Sur le fond je suis en désaccord avec cet article, je considère que la concurrence, et en l’espèce l’arrivée de Free dans le mobile, constitue une très bonne chose, mais il s’agit là clairement d’une atteinte à la liberté d’expression. Cette affaire est extrêmement grave, si les grandes sociétés peuvent ainsi faire débarquer les huissiers et copier le disque dur des personnes qui les critiquent, nous ne sommes plus tout à fait en démocratie.
Philippe Herlin
Jeudi 14 février 2013 :
RépondreSupprimerZone euro/PIB : recul de 0,6% au quatrième trimestre, pire que prévu.
La zone euro s'est enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2012, avec un Produit intérieur brut se repliant de 0,6%, a indiqué jeudi l'office européen des statistiques, Eurostat.
C'est pire qu'attendu : la plupart des analystes tablaient sur un PIB se repliant de 0,4%, même si ce chiffre semblait trop optimiste au regard des chiffres de croissance allemand (-0,6%) et français (-0,3%) au 4e trimestre, publiés dans la matinée.
En comparaison avec le quatrième trimestre de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,9% dans la zone euro, contre un repli de 0,6% au trimestre précédent.
Aucun détail n'a été donné sur les composants du PIB, mais "sachant que la demande intérieure risque de rester faible dans la zone euro, toute reprise dépendra du commerce extérieur", souligne Peter Vanden Houte, de la banque ING.
"D'où l'importance de ne pas avoir une devise trop forte", précise-t-il, alors qu'un débat sur l'"euro fort" parcourt la zone euro depuis plusieurs jours, à la demande de la France qui craint que le niveau de la monnaie commune ne pèse sur ses exportations et ne pénalise ses efforts en terme de compétitivité.
La zone euro était entrée en récession au troisième trimestre pour la deuxième fois en trois ans, en enregistrant un PIB en recul de 0,1%, après s'être déjà replié de 0,2% au trimestre précédent. Une période de récession est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs.
Preuve que la zone euro est à la traîne, les Etats-Unis ont enregistré un PIB stable au quatrième trimestre (après une hausse de 0,8% au troisième trimestre).
http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroPIB_recul_de_06_au_T4_pire_que_prevu60140220131339.asp
L'ISDA ?
RépondreSupprimerJ'éclate de rire !
L'ISDA est le nom donné à la réunion de la famille Corleone.
J'éclate de rire !
Jeudi 14 février 2013, la famille Corleone s'est réunie et elle a été chargée de répondre : "Oui, l'Irlande vient de faire défaut" ou "Non, ceci n'est pas un défaut de paiement de l'Irlande"
Mais qu'est-ce qu'on en a à f..... de ce que va répondre l'ISDA ?
J'éclate de rire !
L'ISDA, concrètement, c'est qui ?
Je recopie Wikipedia :
L'International Swaps and Derivatives Association (ISDA - Association Internationale des Swaps et Dérivés) est une organisation professionnelle regroupant des intervenants majeurs sur les marchés financiers dérivés, dont le but premier est de fournir des contrats standards de référence pour les transactions. Ce contrat type est appelé ISDA Master Agreement.
L'International Swaps and Derivatives Association (ISDA) a encouragé une standardisation de la définition d'un événement de crédit. Un paiement contingent de la part du vendeur de protection est déclenché lorsqu'il y a faillite, défaut de paiement, moratoire (délai de paiement) ou restructuration (prolongement de la durée de remboursement).
Son importance est cruciale dans ce domaine peu réglementé, extrêmement actif et où l'effet de levier peut être colossal. Fin 2009, 31 000 milliards de dollars de CDS échappent à toute régulation hormis celle des 15 institutions de l'ISDA. Cette association d'opérateurs de marchés est la seule à pouvoir concrètement décider qu'un pays est à considérer comme étant en défaut de paiement.
Début novembre 2011, l'ISDA annonce que la décision d'un renoncement des institutions bancaires européennes à 50 % de la dette souveraine de la Grèce « ne constitue pas un évènement de crédit » et, par voie de conséquence, n'active pas le règlement des CDS. Ce choix, provoquant la colère d'une partie du milieu financier de Wall Street, a précipité la chute de son président Conrad Voldstad et la nomination, à sa place, de Robert Pickel, déjà président de l'association de 2001 à 2009. Devant la situation de plus en plus critique en Grèce, l'ISDA annonce finalement le 9 mars 2012 qu'un « évènement de crédit » a lieu sur la dette grecque et que celle-ci est en cours de restructuration. L'évènement de crédit sur la dette grecque doit donc donner lieu au paiement des fameux CDS, mettant en danger de nombreuses banques européennes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/ISDA
En clair :
L'ISDA, c'est :
Bank of America Merrill Lynch
Barclays
Citibank
Credit Suisse
Deutsche Bank
JPMorgan Chase Bank
Morgan Stanley
BNP Paribas
Citadel
D.E. Shaw
BlueMountain Capital
PIMCO
Elliott Management Corporation
Goldman Sachs
UBS
Les réponses que donnent la famille Corleone n'ont aucune importance.
Pour ceux qui veulent quand même savoir quelle a été la réponse de l'ISDA jeudi 14 février 2013 :
RépondreSupprimerhttp://dc.isda.org/documents/2013/02/emea-determinations-committee-decision-14022013-ibrc-2.pdf
Il ne faut pas se cacher, c’est de la monétisation rampante. On a prêté à l’Irlande, elle ne rembourse pas, c’est comme si on finançait son déficit par une plancher à billet directe. A mon avis c’était prévu plus ou moins dès le départ et ça va continuer.
RépondreSupprimerAvantage de cette planche à billet différée : ça se voit moins, alors l’électeur allemand ne râle pas. L’électeur français ça ne le dérange pas trop voir même il en rêve.
Oui, mais ça asphyxie encore plus les autres Etats européens. La Banque Centrale Européenne devait reverser 20 milliards d'euros aux Etats européens, or elle ne le fera pas.
SupprimerManque à gagner pour les Etats européens : 20 milliards d'euros. Qui va boucher ce trou ?
Les CONtribuables européens.
Et ces 20 milliards d'euros en moins seront autant d'oxygène en moins.
Nous sommes en train de mourir étouffés.
Si ces 20 milliards ont été crées à partir de rien, le fait qu’ils ne soient pas remboursés empêche simplement leur destruction. Donc on accroît la masse monétaire.
SupprimerLa c’est la politique monétaire du Zimbabwe version soft.
Certes si on fait pareil pour tous les pays de zone Euro, ça risque de faire beaucoup de sous en plus dans la nature.
Ces 20 milliards d'euros étaient planifiés, prévus et attendus dans les budgets des Etats européens. Les gouvernements européens avaient préparé leurs budgets en se basant sur ces futures recettes en provenance de la BCE.
SupprimerOr ces recettes n'arriveront pas dans les différents Trésors publics : ce sera 20 milliards d'euros qu'il faudra que les Etats européens trouvent AILLEURS.
CONtribuables européens, préparez vos chéquiers.
1- Premier épisode : la Grèce s'est déclarée en défaut de paiement.
RépondreSupprimer2- Deuxième épisode : jeudi 7 février 2013, l'Irlande s'est déclarée en défaut de paiement.
3- Troisième épisode : dans ce long feuilleton, le prochain épisode concerne Chypre.
Samedi 16 février 2013 :
La troïka calcule les conséquences d'une faillite de Chypre.
Les experts de l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, planchent sur les conséquences financières d'une faillite de Chypre au cas où l'île ne recevait pas une aide internationale, affirme samedi 16 février le journal allemand Bild.
"Des experts de la troïka calculent, notamment sous la pression de Berlin, les conséquences financières d'une faillite de Chypre", écrit le quotidien le plus lu d'Europe, sans citer de source. Selon cette étude, la Grèce serait le pays le plus affecté, notamment par la faillite des principales banques chypriotes qui y ont un réseau de succursales où environ 10 % des économies grecques sont entreposées. "Les banques des autres pays de la zone euro ne seraient, en revanche, guère touchées", poursuit Bild.
Chypre a demandé une aide européenne en juin, après que ses deux principales banques, très exposées à la crise grecque, ont demandé le soutien du gouvernement. Lundi 11 février, les ministres des finances de la zone euro réunis à Bruxelles avaient renvoyé la décision sur l'aide à Chypre à après l'élection présidentielle, dont le premier tour se tient dimanche.
L'ensemble des besoins de Chypre est estimé à plus de 17 milliards d'euros. L'île a adopté, à la demande de la troïka, une série de mesures d'austérité pour réduire ses dépenses représentant 7,25 % du produit intérieur brut sur quatre ans. Toutefois, selon des informations du Frankfurter Allgemeine Zeitung de samedi, les besoins en financement des banques de l'île, initialement estimés à 10 milliards d'euros, pourrait finalement être sensiblement inférieur.
Un audit mené par le fonds d'investissement Pimco, mandaté par la troïka pour estimer les besoin des banques chypriotes, selon divers scénarios, aboutirait à une fourchette de 5,9 à 8,8 milliards d'euros, abaissant d'autant le coût d'un plan d'aide global. Toutefois, le principal obstacle à une aide à Chypre ne semble pas tant être le montant du plan que l'opposition de Nicosie à un audit d'une entreprise privée sur le respect des règles anti-blanchiment par les banques locales, une demande très fortement appuyée notamment par l'Allemagne.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/16/la-troika-calcule-les-consequences-d-une-faillite-de-chypre_1833704_3234.html
De JMH
RépondreSupprimerPour aborder un autre sujet
Avez vous vu la dernière pub du crédit agricole.
Celle ci donne à penser à ces clients, que leur argent de dépôt reste dans la région.
Ne sommes nous pas là en présence de publicité abusive.
Après la claque de la Grèce, et d'autres cas connus ou pas encore, somme toute on se moque des clients.
A réfléchir
une histoire qui fait rire et réfléchir??? c'est vrai que la concurrence est rude dans le domaine des télécoms mais elle doit rester saine. Mais bon sang où est donc passé la liberté d'expression???? Pour une information l'entreprise se permet de faire débarquer des huissiers pour fouiller des données.
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