mardi 5 mars 2013

Budget de la France, le mensonge du retour à l’équilibre en 2017

Une remarque pour compléter ce billet, Un déficit budgétaire incompressible. J’y parlais de l’année 2013, et effectivement le gouvernement vient de faire une croix sur l’objectif de 3% de déficit par rapport au PIB, après avoir affirmé pendant des mois qu’il y parviendrait. Mais puisque ce gouvernement continue de nous bassiner avec le «retour à l’équilibre en 2017», je me permets de préciser que cette prévision provient de la loi de finance 2012 et qu’elle est basée sur une hypothèse totalement bidon : une croissance du PIB pour les années 2013 et 2014 de 2% (cf la LOLF 2012 sur le site du Sénat). Déjà à l’époque cette hypothèse était ahurissante, mais… nous étions alors en campagne électorale et il fallait surtout éviter de poser des questions de fond (la nécessaire diminution des dépenses publiques, la réforme de l’Etat) pour laisser croire au bon peuple que le budget allait revenir presque naturellement à l’équilibre, la crise financière était terminée nous expliquait-on, la croissance allait donc revenir. Eh bien non, le budget de la France est fermement ancré dans un déficit de l’ordre de 90 milliards d'euros par an, et rien ne changera d’ici 2017 si ce n’est une aggravation avec la récession qui pointe son nez.

Philippe Herlin

5 commentaires:

  1. Union Européenne : quatrième trimestre 2012 :

    Portugal : baisse du PIB : - 1,8 %.

    Chypre : baisse du PIB : - 1 %.

    Slovénie : baisse du PIB : - 1 %.

    Danemark : baisse du PIB : - 0,9 %.

    Italie : baisse du PIB : - 0,9 %.

    Hongrie : baisse du PIB : - 0,9 %.

    Espagne : baisse du PIB : - 0,8 %.

    Allemagne : baisse du PIB : - 0,6 %.

    Finlande : baisse du PIB : - 0,5 %.

    France : baisse du PIB : - 0,3 %.

    Royaume-Uni : baisse du PIB : - 0,3 %.

    République tchèque : baisse du PIB : - 0,2 %.

    Pays-Bas : baisse du PIB : - 0,2 %.

    Autriche : baisse du PIB : - 0,2 %.

    Belgique : baisse du PIB : - 0,1 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-06032013-AP/FR/2-06032013-AP-FR.PDF

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  2. Une minute avant ca mort : Monsieur de Lapalisse etait encore vivant. Oui, maintenant c est connu que la France est deficite et qu elle le restera longtemps avec de budget base sur les prevision de croissance a 2% !!!

    En fin de compte la question reste la meme : A QUAND LA FAILLITE ?????

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  3. En 2008, la crise bancaire avait explosé les banques privées irlandaises. L'Etat irlandais avait alors choisi de payer des dizaines de milliards d'euros pour sauver de la faillite les banques privées irlandaises.

    Conséquence : l'Etat irlandais s'était retrouvé en faillite. L'Etat irlandais avait appelé à l'aide. Fin 2010, le FMI, l'Union Européenne et la BCE avaient prêté en urgence 85 milliards d'euros sur trois ans à l'Etat irlandais.

    Problème : aujourd'hui, trois ans après, l'Etat irlandais est incapable de rembourser ces 85 milliards d'euros.

    Mais attention ! Quand c'est un pays anglo-saxon qui est en défaut de paiement, il ne faut pas le dire !

    Il ne faut pas dire : "L'Irlande est en défaut de paiement".

    A la place, il faut dire :

    "Il ne s'agit pas seulement de l'allongement de la maturité des prêts, on peut vraiment penser à d'autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l'extension de la maturité"

    L'Irlande a déjà annoncé à la BCE qu'elle remboursera la BCE en 2053 si tout va bien.

    Et aujourd'hui, l'Irlande vient d'annoncer au FMI qu'elle remboursera le FMI ... un jour.

    Vendredi 8 mars 2013 :

    Irlande : le FMI "ouvert" à un ajustement du programme d'aide (Christine Lagarde).

    Le FMI est "ouvert" à un ajustement des termes du programme d'assistance financière à l'Irlande afin d'aider le pays à en sortir et à faire son retour définitif sur les marchés, a indiqué vendredi à Dublin sa directrice générale, Christine Lagarde.

    "Nous avons l'esprit ouvert sur de nombreuses questions, de nombreux termes et conditions de la stratégie de sortie (du plan d'aide) jusqu'à un ajustement des prêts", a déclaré devant la presse la patronne du Fonds Monétaire International, lors de sa première visite dans l'un des trois pays de la zone euro placés sous assistance financière internationale, avec la Grèce et le Portugal.

    "Il ne s'agit pas seulement de l'allongement de la maturité (des prêts), on peut vraiment penser à d'autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l'extension" de la maturité, a-t-elle ajouté.

    Les ministres des Finances européens se sont mis d'accord de leur côté mardi 5 mars sur le principe de rallonger les prêts accordés à l'Irlande et au Portugal et devraient annoncer une décision définitive lors de leur prochaine réunion en avril.

    Plombée par ses banques, l'Irlande avait appelé le FMI et ses partenaires européens à l'aide fin 2010 et obtenu un plan de sauvetage global de 85 milliards d'euros au prix d'une cure d'austérité drastique.

    Le pays, qui a retrouvé une croissance fragile et a entamé son retour sur les marchés l'été dernier, veut sortir à la fin de l'année de ce plan d'aide.

    http://www.romandie.com/news/n/Irlande_le_FMI_ouvert_a_un_ajustement_du_programme_d_aide_Lagarde75080320131230.asp?

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  4. Vendredi 8 mars 2013 :

    Allemagne : un allié de Merkel évoque une sortie de l'Italie de la zone euro.

    L'un des principaux dirigeants des libéraux allemands, partenaires de gouvernement d'Angela Merkel, a déclaré jeudi soir que l'Italie devait choisir entre un abandon de l'euro ou la poursuite d'une cure d'austérité drastique.

    Les élections législatives des 24 et 25 février en Italie n'ont pas dégagé de majorité en raison notamment de la percée du "Mouvement 5 Etoiles" de Beppe Grillo, virulent détracteur de la politique de rigueur mise en oeuvre depuis novembre 2011, à l'incitation de ses partenaires européens, par Mario Monti. Ce dernier a en revanche essuyé un échec électoral.

    "La décision de s'ajuster à la monnaie unique est une décision que l'Italie doit prendre pour elle-même, ce n'est pas à nous de la prendre. Si l'Italie ne veut pas le faire, elle doit en tirer les conséquences", a déclaré Rainer Brüderle, chef du groupe parlementaire du Parti libéral (FDP) au Bundestag, à l'antenne de la ZDF.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0C083P20130308

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  5. Vendredi 8 mars 2013 :

    Italie : Fitch abaisse d'un cran la note du pays à BBB+, perspective négative.

    L'agence de notation Fitch a abaissé vendredi d'un cran la note souveraine de l'Italie, à "BBB+" contre "A-", assortie d'une perspective négative, devenant la première agence à dégrader la note du pays, plongé dans une impasse politique à la suite des élections législatives de février.

    "Le résultat peu clair des élections législatives italiennes des 24-25 février rend peu probable la formation d'un nouveau gouvernement stable dans les semaines à venir. L'incertitude politique croissante et le contexte peu propice à de nouvelles réformes structurelles représentent un choc supplémentaire pour l'économie réelle, alors que sévit déjà une profonde récession", explique l'agence Fitch.

    Les statistiques du 4e trimestre 2012 confirment que la récession en Italie est l'une des pires d'Europe, souligne Fitch qui table sur une contraction de 1,8% du PIB en 2013, dans la foulée du recul de 2,4% de 2012.

    Quant à la dette publique de l'Italie, elle devrait atteindre près de 130% du PIB en 2013, estime l'agence, qui rappelle qu'elle tablait sur 125% à la mi-2012.

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