mardi 30 septembre 2014

Ma candidature à l'UMP, suite et fin

C'est aujourd'hui qu'échoit la date pour remettre les parrainages permettant d'être candidat à la présidence de l'UMP, 2861 au moins de militants et minimum 13 de parlementaires. J'en suis loin, d'autant que l'UMP a tout fait pour torpiller ma candidature, commençant par refuser de publier ma Déclaration d'intention sur son site, et engageant ensuite une procédure d'exclusion, dont je n'ai plus de nouvelles depuis que j´ai annoncé la contester. Fallait vraiment que je fasse peur ! Et faut-il vraiment que ce mouvement soit tombé bien bas pour interdire ainsi tout débat sur la possibilité d'alliances locales avec le FN (uniquement locales, je suis opposé à un accord national), une opinion pourtant partagée par la majorité des adhérents, des sympathisants et des électeurs. Bref, je ne déposerai pas ma candidature, et j'attends avec intérêt les suites de ma procédure d'exclusion, dont je vous tiendrai bien sûr au courant. Finalement, que d'honneur d'avoir contre soi trois anciens Premiers ministres (Juppé, Raffarin, Fillon, qui ont signé ma demande d'exclusion, les actuels co-présidents). Augustes par leurs fonctions passées, très moyen dans le souvenir des Français, encore moins dans leur estime, ces trois étatistes obtus n'ont su que gérer la décadence. Ils continuent à faire de même à la tête de l'UMP encore quelques semaines avant de passer la main à Nicolas Sarkozy. Du balai, et rira bien qui rira le dernier.

Rappel des faits :
> Ma Déclaration d'intention
> L'UMP bloque ma Déclaration d'intention !
> L'UMP veut m'exclure !
> Ma déclaration de candidature le 2 juin
> Pourquoi il faut être libéral-conservateur
> Mon intervention au Campus du Touquet
> Les articles du Figaro, Valeurs Actuelles, BFMTV, Contrepoints, Le Salon beige, Bd Voltaire

Et bien sûr, rendez-vous dimanche pour La Manif Pour Tous !

Philippe Herlin

vendredi 26 septembre 2014

Sarkozy : le retour de la "rupture" ?

Nicolas Sarkozy a-t-il compris ? avais-je interrogé après son passage dimanche au JT de France 2, exprimant une opinion mitigée mais en demandant d’attendre ses prochaines interventions. Son meeting hier à Lambersart ne lève pas les inquiétudes sur la question du "mariage pour tous", qu’il renvoie à une commission qui siègera après son élection (ce qui s’appelle botter en touche), mais il rassure en défendant des idées libérales que l’on n’a pas l’habitude d’entendre en France de la part d’un responsable politique de premier plan : fin du statut à vie de la fonction publique qui "n'est plus adapté aux exigences du monde moderne", réduction du nombre de fonctionnaires, critique du RSA et souhait que les allocations soient distribués en contrepartie d'un travail effectué au service des collectivités. Par ailleurs il défend l’exploitation du gaz de schiste, ce qui marque un virage à 180° par rapport au pouvoir actuel, au stupide "principe de précaution" chiraquien, ou aux lubies écologistes de certains UMP comme Nathalie Kosciusko-Morizet, bravo (Le Figaro). Attendons la suite, mais reconnaissons l’intérêt de ces propositions, même si la "rupture" de la campagne de 2007 ne s’était pas vraiment traduite dans les faits...

Autrement, dans la dernière newsletter de Sens Commun, une association liée à l’UMP, on peut lire ceci : "Nous ne donnerons pas de consigne de vote sur cette élection car nous estimons que nos adhérents sont libres et qu'il ne nous revient pas de trancher pour eux [mais alors à quoi sert Sens Commun ?]. Nous vous rappelons qu'à ce jour, trois candidats à la candidature se sont fait connaître : Hervé Mariton, Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire." Sans me citer merci, les trois étant mis sur un pied d’égalité alors que seul le premier s’est engagé à défaire la loi Taubira (cf le site LMPT), qui constitue l’un des fondements de Sens Commun ! C’est bien la peine de réunir des militants UMP sur la défense de la famille si c’est pour ensuite s’effacer au moment des choix cruciaux, cette organisation se ridiculise et démontre son inutilité. Les idées libérales-conservatrices ont encore du chemin à faire !

Place à la musique : voici les nouveautés du mois sur mon site Classical Music Mobile. Bonne écoute !

Philippe Herlin

lundi 22 septembre 2014

Nicolas Sarkozy a-t-il compris ?

Que penser de l’intervention de Nicolas Sarkozy au JT de France 2 hier ? L’impression est mitigée, on attendait plus, on attendait mieux, et plusieurs remarques ne peuvent manquer d’interpeller. En premier, après avoir évoqué la sortie des idéologies, la fin de l’axe droite/gauche, il fait cette déclaration stupéfiante : "La question n'est pas de savoir si on est socialiste ou libéral". Et bien si justement, c'est précisément LA question à poser pour sortir la France de la crise économique ! Ensuite il a aligné des propos caricaturaux sur Marine Le Pen (ses électeurs seraient uniquement animés par la peur, la souffrance... ça fait 30 ans qu'on entend ça) ou carrément faux lorsqu’il l’accuse d’avoir fait élire François Hollande (bonne mise au point du JDD). Enfin, il ne prend pas l’engagement d’abolir le "mariage pour tous", considérant que ce n’est pas un problème essentiel (!), et qu’il résume en un affrontement entre les familles et les homosexuels, ce qui est vraiment ne rien comprendre de ce qui s’est passé. De bons points tout de même avec la volonté affirmée d’utiliser plus couramment le référendum et de remettre en cause Schengen, mais cela n’est pas suffisant. Nicolas Sarkozy a-t-il compris que les Français se droitisent de plus en plus, qu’ils veulent un vrai programme de réduction d’impôts gagés sur une baisse des dépenses publiques, qu’ils veulent stopper l’invasion migratoire qui tourne au "grand remplacement", qu’ils veulent une justice beaucoup plus sévère avec les délinquants, en somme a-t-il compris que les Français deviennent de plus en plus libéraux-conservateurs ? Manifestement non si l’on en juge par cette prestation, cependant attendons les suivantes... Il sera élu à la tête de l’UMP, la question est réglée, mais l'avenir de la France reste toujours aussi incertain, et les réponses des politiques toujours aussi pauvres.

Philippe Herlin

lundi 15 septembre 2014

La direction de l’UMP interdit le débat : la lettre de mon exclusion !

Comme le dévoilait Valeurs Actuelles la semaine dernière (voir photo), une procédure d’exclusion "en urgence" de l’UMP a été engagée à mon encontre par les "co-présidents" du mouvement, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin François Fillon (lire leur courrier : page1, page2). Après le refus de publier ma Déclaration d'intention sur le site de l'UMP, voici qu'il faut me mettre dehors. Faut-il vraiment que je leur fasse peur ! Je rappelle que je propose seulement d'ouvrir la possibilité d'accords locaux avec le Front National (pour les responsables UMP qui le souhaitent) et que je suis opposé à tout accord national, l’objectif étant de ressouder l’électorat de droite pour battre la gauche à toutes les élections. Selon différents sondages, plus de la moitié des militants et sympathisants UMP y sont favorables, vite ouvrons une chasse aux sorcières ! Cette manœuvre est vraiment pitoyable. Bien sûr, je conteste la décision et j’ai demandé à être auditionné, je vous tiendrai au courant.

Philippe Herlin

mercredi 10 septembre 2014

La Philharmonie de Paris, déjà un bide ?

En ce début septembre, quelques mois ont passé depuis la publication de la brochure et des formules d’abonnement ainsi que de l’ouverture à la location des places à l’unité pour la Philharmonie de Paris qui ouvre en janvier 2015. Il est temps de faire un premier bilan et celui-ci s’avère particulièrement inquiétant : pour les concerts les plus importants que propose la nouvelle salle, c'est-à-dire des affiches parmi les plus prestigieuses que l’on puisse trouver sur le circuit international, il reste, pour la plupart, des places à 10 euros (la dernière catégorie) ! C’est bien la preuve que la Philharmonie a vraiment du mal à trouver son public. Y compris pour l’affiche reine de cette première saison, le Philharmonique de Berlin avec Simon Rattle dans la 2e de Mahler. Pour ce concert, et d’autres sans doute, toutes les places bon marché n’ont pas été proposées à la vente dans un premier temps, obligeant ainsi les mélomanes à acheter dans les catégories plus élevées (ce qui explique que celle à 90 euros soit épuisée), elles viennent d’être remises à la vente, ce qui n’est pas très sympa pour ceux qui ont du payer plus cher. D’autres grandes affiches ne parviennent pas à remplir, même à 10 euros, comme le jeune prodige Gustavo Dudamel, Valery Gergiev et le London Symphony Orchestra, Andris Nelson, la violoniste Anne-Sophie Mutter et le Concergebouw d’Amsterdam, John Eliot Gardiner dans la Messe en si de Bach, le New York Philharmonic et Alan Gilbert, Bernard Haitink et le London Symphony Orchestra, etc. Franchement, pour le prix d’une place de cinéma, profitez-en !

On comprend mieux l’annonce surprise du départ de Paavo Järvi de la tête de l’Orchestre de Paris, l’orchestre résident de la Philharmonie : il a du voir les chiffres catastrophiques des ventes d’abonnements et de places et n’a pas voulu s’embarquer dans cette galère.

Ce naufrage rend encore plus stupide l’interdiction faite à la Salle Pleyel (qui dépend de la Philharmonie) de programmer de la musique classique à partir de janvier 2015, sous prétexte d’obliger son public à migrer à l’autre bout de Paris. Ca ne marche même pas ! Raison de plus, s’il en fallait, pour revenir sur cette décision scandaleuse.

Philippe Herlin

mardi 9 septembre 2014

La grossière erreur du JT de France2 sur le budget de l’Etat

Hier au JT de 20h de France2, un journaliste a présenté le budget de l’Etat comme suit (voir photo). Le déficit ne serait, suivant cette présentation, que de 3%. Grossière erreur.
Le chiffre de 3% se rapporte au PIB, c’est le mode de calcul retenu pour les fameux critères de Maastricht. Mais si l’on forme une colonne pour les dépenses et une autre pour les recettes, la différence n’est pas de 3% mais de bien plus ! Prenons le budget 2014, les recettes fiscales nettes de l’Etat s’élèvent à 227,6 milliards d’euros, les dépenses nettes à 309,2 (nettes des perceptions et des reversements aux collectivités locales, l’Etat percevant et reversant les impôts locaux), et donc le déficit à 81,5 milliards d’euros (voir page 3). Et lorsque l’on rapporte le déficit aux recettes nettes de l’Etat, le déficit n’est pas de 3% mais de 35% (81,5/227,6 = 35%) ! Voici le chiffre qui aurait du se trouver dans le schéma du journaliste. Cela montrerait clairement qu’il s’agit là d’un budget complètement à la dérive (imaginez un tel déséquilibre pour un ménage ou une entreprise). La règle des 3% est bien pratique, à force de l’asséner, elle permet de masquer la réalité de l’ampleur du déficit budgétaire. Depuis 1974, le budget de la France est en déficit de 20% ou plus, voilà le vrai chiffre, qui permet de comprendre le poids de la dette publique (2.000 milliards d’euros), et il signe l’échec de tous les gouvernements depuis cette époque. On comprend que les responsables politiques veuillent masquer leurs responsabilités dans ce naufrage, mais on pourrait s’attendre à ce que les journalistes ne tombent pas dans le panneau.

Philippe Herlin