lundi 22 septembre 2014

Nicolas Sarkozy a-t-il compris ?

Que penser de l’intervention de Nicolas Sarkozy au JT de France 2 hier ? L’impression est mitigée, on attendait plus, on attendait mieux, et plusieurs remarques ne peuvent manquer d’interpeller. En premier, après avoir évoqué la sortie des idéologies, la fin de l’axe droite/gauche, il fait cette déclaration stupéfiante : "La question n'est pas de savoir si on est socialiste ou libéral". Et bien si justement, c'est précisément LA question à poser pour sortir la France de la crise économique ! Ensuite il a aligné des propos caricaturaux sur Marine Le Pen (ses électeurs seraient uniquement animés par la peur, la souffrance... ça fait 30 ans qu'on entend ça) ou carrément faux lorsqu’il l’accuse d’avoir fait élire François Hollande (bonne mise au point du JDD). Enfin, il ne prend pas l’engagement d’abolir le "mariage pour tous", considérant que ce n’est pas un problème essentiel (!), et qu’il résume en un affrontement entre les familles et les homosexuels, ce qui est vraiment ne rien comprendre de ce qui s’est passé. De bons points tout de même avec la volonté affirmée d’utiliser plus couramment le référendum et de remettre en cause Schengen, mais cela n’est pas suffisant. Nicolas Sarkozy a-t-il compris que les Français se droitisent de plus en plus, qu’ils veulent un vrai programme de réduction d’impôts gagés sur une baisse des dépenses publiques, qu’ils veulent stopper l’invasion migratoire qui tourne au "grand remplacement", qu’ils veulent une justice beaucoup plus sévère avec les délinquants, en somme a-t-il compris que les Français deviennent de plus en plus libéraux-conservateurs ? Manifestement non si l’on en juge par cette prestation, cependant attendons les suivantes... Il sera élu à la tête de l’UMP, la question est réglée, mais l'avenir de la France reste toujours aussi incertain, et les réponses des politiques toujours aussi pauvres.

Philippe Herlin

lundi 15 septembre 2014

La direction de l’UMP interdit le débat : la lettre de mon exclusion !

Comme le dévoilait Valeurs Actuelles la semaine dernière (voir photo), une procédure d’exclusion "en urgence" de l’UMP a été engagée à mon encontre par les "co-présidents" du mouvement, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin François Fillon (lire leur courrier : page1, page2). Après le refus de publier ma Déclaration d'intention sur le site de l'UMP, voici qu'il faut me mettre dehors. Faut-il vraiment que je leur fasse peur ! Je rappelle que je propose seulement d'ouvrir la possibilité d'accords locaux avec le Front National (pour les responsables UMP qui le souhaitent) et que je suis opposé à tout accord national, l’objectif étant de ressouder l’électorat de droite pour battre la gauche à toutes les élections. Selon différents sondages, plus de la moitié des militants et sympathisants UMP y sont favorables, vite ouvrons une chasse aux sorcières ! Cette manœuvre est vraiment pitoyable. Bien sûr, je conteste la décision et j’ai demandé à être auditionné, je vous tiendrai au courant.

Philippe Herlin

mercredi 10 septembre 2014

La Philharmonie de Paris, déjà un bide ?

En ce début septembre, quelques mois ont passé depuis la publication de la brochure et des formules d’abonnement ainsi que de l’ouverture à la location des places à l’unité pour la Philharmonie de Paris qui ouvre en janvier 2015. Il est temps de faire un premier bilan et celui-ci s’avère particulièrement inquiétant : pour les concerts les plus importants que propose la nouvelle salle, c'est-à-dire des affiches parmi les plus prestigieuses que l’on puisse trouver sur le circuit international, il reste, pour la plupart, des places à 10 euros (la dernière catégorie) ! C’est bien la preuve que la Philharmonie a vraiment du mal à trouver son public. Y compris pour l’affiche reine de cette première saison, le Philharmonique de Berlin avec Simon Rattle dans la 2e de Mahler. Pour ce concert, et d’autres sans doute, toutes les places bon marché n’ont pas été proposées à la vente dans un premier temps, obligeant ainsi les mélomanes à acheter dans les catégories plus élevées (ce qui explique que celle à 90 euros soit épuisée), elles viennent d’être remises à la vente, ce qui n’est pas très sympa pour ceux qui ont du payer plus cher. D’autres grandes affiches ne parviennent pas à remplir, même à 10 euros, comme le jeune prodige Gustavo Dudamel, Valery Gergiev et le London Symphony Orchestra, Andris Nelson, la violoniste Anne-Sophie Mutter et le Concergebouw d’Amsterdam, John Eliot Gardiner dans la Messe en si de Bach, le New York Philharmonic et Alan Gilbert, Bernard Haitink et le London Symphony Orchestra, etc. Franchement, pour le prix d’une place de cinéma, profitez-en !

On comprend mieux l’annonce surprise du départ de Paavo Järvi de la tête de l’Orchestre de Paris, l’orchestre résident de la Philharmonie : il a du voir les chiffres catastrophiques des ventes d’abonnements et de places et n’a pas voulu s’embarquer dans cette galère.

Ce naufrage rend encore plus stupide l’interdiction faite à la Salle Pleyel (qui dépend de la Philharmonie) de programmer de la musique classique à partir de janvier 2015, sous prétexte d’obliger son public à migrer à l’autre bout de Paris. Ca ne marche même pas ! Raison de plus, s’il en fallait, pour revenir sur cette décision scandaleuse.

Philippe Herlin

mardi 9 septembre 2014

La grossière erreur du JT de France2 sur le budget de l’Etat

Hier au JT de 20h de France2, un journaliste a présenté le budget de l’Etat comme suit (voir photo). Le déficit ne serait, suivant cette présentation, que de 3%. Grossière erreur.
Le chiffre de 3% se rapporte au PIB, c’est le mode de calcul retenu pour les fameux critères de Maastricht. Mais si l’on forme une colonne pour les dépenses et une autre pour les recettes, la différence n’est pas de 3% mais de bien plus ! Prenons le budget 2014, les recettes fiscales nettes de l’Etat s’élèvent à 227,6 milliards d’euros, les dépenses nettes à 309,2 (nettes des perceptions et des reversements aux collectivités locales, l’Etat percevant et reversant les impôts locaux), et donc le déficit à 81,5 milliards d’euros (voir page 3). Et lorsque l’on rapporte le déficit aux recettes nettes de l’Etat, le déficit n’est pas de 3% mais de 35% (81,5/227,6 = 35%) ! Voici le chiffre qui aurait du se trouver dans le schéma du journaliste. Cela montrerait clairement qu’il s’agit là d’un budget complètement à la dérive (imaginez un tel déséquilibre pour un ménage ou une entreprise). La règle des 3% est bien pratique, à force de l’asséner, elle permet de masquer la réalité de l’ampleur du déficit budgétaire. Depuis 1974, le budget de la France est en déficit de 20% ou plus, voilà le vrai chiffre, qui permet de comprendre le poids de la dette publique (2.000 milliards d’euros), et il signe l’échec de tous les gouvernements depuis cette époque. On comprend que les responsables politiques veuillent masquer leurs responsabilités dans ce naufrage, mais on pourrait s’attendre à ce que les journalistes ne tombent pas dans le panneau.

Philippe Herlin

jeudi 4 septembre 2014

L'élection à la présidence de l'UMP est une mascarade : la liberté d'expression est bafouée !

Ma candidature à la présidence de l'UMP déstabilise l'état-major de ce mouvement, manifestement déconnecté des militants et des électeurs. Tant mieux. En tant que candidat, j'avais droit à être cité sur le site de l'UMP (sur cette page) avec ma Déclaration d'intention. Voici la réponse que j'ai reçue hier à 17h46 de la Haute autorité, l'instance du mouvement chargée de l'élection :


Monsieur,
La Haute Autorité ainsi que le Bureau politique ont connaissance de la déclaration d'intention que vous souhaitiez voir mise en ligne dans la perspective de votre candidature à la présidence de l'UMP.
Je tenais à vous informer que la Haute Autorité ne pourra accéder à votre demande, le Bureau Politique ayant estimé, à l'unanimité, que ladite déclaration, dans laquelle vous vous présentez comme un "favorable à des accords électoraux avec le FN" portait "atteinte à l'image de notre formation politique" et constituait "une faute grave de la part d'un potentiel candidat à la présidence de notre Mouvement".
Pour ce motif, la Haute Autorité considère votre déclaration d'intention comme irrecevable.
Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs
Anne Levade
Présidente de la Haute Autorité de l'UMP


Cette fin de non recevoir démontre aux yeux de tous que la liberté d'expression est verrouillée à l'UMP, qu'il ne faut pas aborder les sujets tabous. Je précise que je propose seulement d'ouvrir la possibilité d'accords locaux avec le Front National (pour les responsables UMP qui le souhaitent) et que je suis opposé à tout accord national. Manifestement c'est déjà trop, et l'on ne peut même pas discuter de ce sujet pendant la campagne électorale ! Le Figaro relève l'incongruité de cette décision.

Pourtant les différentes enquêtes d’opinions montrent que les militants et sympathisants UMP sont majoritairement favorables à des accords locaux avec le FN, de 66% (sondage 2012) à 55% (sondage 2014). Cette décision - unanime ! - du Bureau politique constitue une gifle à tous ces électeurs.

D'autre part, la Haute autorité se déjuge elle-même car elle a seule autorité pour juger toutes les questions concernant cette élection et n'a aucunement à se soumettre à une décision du Bureau politique, comme elle l'explique elle-même en page 2 de son Guide électoral. La Haute autorité se ridiculise avant même que l'élection ait commencée, ça promet !

Bien sûr, je maintiens ma candidature (c'est seulement sa publicité sur le site de l'UMP qui m'est interdite). Voici ma Déclaration d'intention ainsi que le formulaire pour me parrainer (à me renvoyer au 19 rue Augereau 75007 Paris).

Le combat pour les idées libérales-conservatrices continue.

Philippe Herlin

lundi 1 septembre 2014

Pour une Renaissance économique française (mon intervention au Campus du Touquet)

Voici le texte de mon intervention au Campus du Touquet le samedi 29 août, le grand rendez-vous de rentrée de l’UMP, lors de l’atelier intitulé « Les jeunes entrepreneurs, l'avenir de l'économie française ? ».


Près d’un jeune sur trois a l’intention de quitter la France, pour créer son entreprise ou travailler à l’étranger, selon différentes enquêtes, et plusieurs dizaines de milliers le font effectivement tous les ans, même s’il n’existe pas de statistiques fiables.

Partir travailler à l’étranger n’est évidemment pas condamnable, bien au contraire, une expérience professionnelle internationale s’avère toujours profitable, et souvent nécessaire. Mais ce mouvement naturel se double d’une véritable défiance. Posons la question : les entrepreneurs ont-ils encore leur place en France ?

Cette défiance ne touche d’ailleurs pas que les entrepreneurs, mais aussi les grandes entreprises. Total a transféré sa trésorerie à Londres, le DG de Sanofi et son comité exécutif sont à Boston, après sa fusion avec Holcim, Lafarge installera son siège social à Zurich.

Cette perte de substance économique se comprend : le pouvoir fait tout pour décourager la création de richesse ! La taxe à 75% étant la cerise sur le gâteau indigeste que nous a servi le gouvernement. Mais pour se défausser, ce même pouvoir préfère sur taper sur les « exilés fiscaux ». C’est toujours la stratégie du bouc émissaire.

Il faut le dire : le capitalisme sans capital, ça ne marche pas ! Tout est fait pour décourager la création et l’accumulation de richesse, résultat les entrepreneurs et les entreprises s’en vont, ou se font racheter comme Alstom.

Comme l’explique l’économiste Hernando de Soto dans son livre « Le mystère du capital » : « le capital n’est pas le stock de biens accumulés, mais le potentiel de production nouvelle qu’il contient ». Il faut avoir une vision dynamique, le capital est d’abord un potentiel, et vouloir opposer le capital au travail constitue une pure aberration.

Alors que faut-il faire ?

Il ne faut pas lancer un « plan d’aide aux entrepreneurs », ce serait encore une vision étatique.

La crise de l’entrepreneuriat en France révèle des problèmes que chacun connaît bien : cette crise provient 1) d’un niveau bien trop élevé des taxes, des charges et des impôts, 2) d’un excès de bureaucratie, et 3) d’un droit du travail trop rigide.

C’est la crise de l’économie française dans sa globalité. Il n’y a pas qu’une crise de l’entreprenariat, il y a une crise de « l’entreprise France », qui s’enfonce dans la pauvreté et le chômage.

La réponse, selon moi, consiste à s’attaquer à la racine du problème, c'est-à-dire la dépense publique. L’Institut Montaigne a calculé que la dépense publique en France (Etat, collectivités locales, sécu) atteint 1.151 milliards d’euros, soit 57% du PIB ! Ce chiffre n’a fait qu’augmenter depuis 40 ans, aucun gouvernement n’a su le faire refluer.

Le temps des ajustements est terminé, il faut changer de paradigme. Il faut reprendre à notre compte la formule de Ronald Reagan : « le gouvernement n'est pas la solution à nos problèmes ; le gouvernement est le problème ».

L’Etat ne doit pas intervenir partout et tout le temps, notamment pas dans le champ économique.

A ce propos, ouvrons une parenthèse pour dénoncer une perversion du langage.

L’Etat intervient, par exemple, dans le domaine du logement en expliquant que le « marché » fonctionne mal (pas assez de logements, prix trop élevés). En réalité c’est l’inverse : c’est parce que l’Etat intervient trop, que le marché du logement est déréglé et ne permet plus une bonne adéquation entre l’offre et de la demande ! (en cause la loi SRU avec les 20% de logements sociaux, il faudrait plutôt vendre les HLM ; un plan d’occupation des sols malthusien, restrictif ; des droits du locataire déséquilibrés par rapport au propriétaire, résultat on estime qu’il existe un million de logements vides, mais les gauchistes réclament la « réquisition » ; la loi Duflot n’étant que le dernier texte interventionniste en date).

Autre exemple avec la « transition énergétique » qui n’est qu’un prétexte fumeux pour accumuler des lois, des taxes et des dépenses. Sur des a priori plus que douteux, l’Etat décide de développer les éoliennes terrestres (qui défigurent nos paysages) et en mer (qui coûtent une fortune, plus de 10 milliards d’euros). La conséquence de cette politique folle c’est vous qui la payez sur votre facture, avec la « CSPE » (Contribution au service public de l’électricité), qui sert à payer la différence – énorme et croissante – entre le prix de marché de l’électricité et le prix subventionné des énergies éoliennes et solaires.

Dernier exemple avec la volonté du pouvoir actuel d’étatiser le monde des startups : il commence par relever fortement les taxes sur les plus values de cession (c’est l’affaire des « Pigeons »), puis quand, naturellement, les flux de capitaux vers les nouvelles d’entreprises se tarissent, l’Etat apparaît avec sa solution : la BPI, dont les dirigeants sont nommés par le pouvoir.

Voilà le comportement véritablement pervers des étatistes et des interventionnistes : dérégler le marché par des lois, puis intervenir encore plus au nom des « échecs » supposés du marché.

C’est pour cela aussi que quand j’entends que le pouvoir actuel ferait un « tournant libéral », ou du « social libéralisme », je dis aux médias et aux commentateurs : arrêtez de vous moquez des Français ! Il n’y a absolument rien de libéral dans l’action du gouvernement socialiste ! Au contraire, l’étatisation continue de progresser (on l’a vu récemment avec le logement ou les taxis). Ce ne sont pas de petits avantages fiscaux comme le CICE qui changent la donne : le bateau coule, mais on vous donne une tasse plus grande pour écoper, merci !

Je referme la parenthèse.

Il est donc nécessaire de ramener l’Etat à ses fonctions régaliennes (qu’il gère d’ailleurs très mal aujourd’hui, comme on le voit avec la sécurité ou l’état de notre armée). De cette façon nous pourrons vraiment réduire les dépenses publiques, et enclencher une baisse massive des impôts et des taxes.

Pour reprendre la formule de Frédéric Bastiat, le grand économiste français du XIXe : « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

Nous devons sortir de cette logique, de cette dépendance.

Le statut d’autoentrepreneur, qui fait partie des grandes réussites du mandat de Nicolas Sarkozy, démontre qu’une imposition limitée (de l’ordre d’un peu plus de 20% du CA) et un fonctionnement souple (pas de revenu, pas d’impôt à payer) génère de l’activité et crée de l’emploi. Bien sûr, ce statut favorise et récompense la prise de risque !

Ce statut doit devenir une source d’inspiration pour les réformes économiques à venir. Au-delà de la baisse des prélèvements publics, notre système juridique et fiscal doit encourager la prise de risque. Un entrepreneur réussit rarement du premier coup, n’entravons pas sa marche vers le succès.

Mais un changement de paradigme est également nécessaire dans la société, plus précisément dans la perception du marché du travail. Selon différents sondages, les trois quarts des jeunes rêvent de devenir fonctionnaires… Le service de l’Etat constitue certes une noble mission, mais il ne faudrait pas que des éléments secondaires entrent en ligne de compte, comme par exemple l’emploi à vie.

Pour cette raison, je considère qu’il faut abolir le statut de la fonction publique (au moins pour les nouveaux entrants, ou pour tous les fonctionnaires d’un coup si possible…), les recrutements se faisant dans la cadre du droit du travail commun (seules les missions régaliennes en seraient exemptées).

Ce serait envoyer un signal fort : « vous cherchez un poste de planqué ? Désolé nous n’avons plus ça au catalogue ! »

« Ca créera plus de précarité ! » hurlera la gauche. C’est faux, la précarité c’est aujourd’hui avec 3 millions et demi de chômeurs, et même 5 millions si l’on inclut les demandeurs d’emploi en « activité réduite ».

Le taux de chômage des jeunes approche les 25%, la solution ce n’est pas la fonction publique, ni les pseudos « emplois d’avenir ».

Le poids de la sphère publique en France finit par écraser l’esprit d’initiative, voilà le problème.

Avec une dette publique de 2.000 milliards d’euros, des déficits qui ne se résorbent pas, des faillites d’entreprises qui battent des records, un chômage, on l’a dit, qui touche 5 millions de nos compatriotes, il est urgent de se remettre en cause et d’agir.

Tout le débat actuel sur « l’austérité » qui freinerait la croissance n’est qu’une vaste fumisterie. Cette thèse est défendue, je le sais, par la plupart des économistes, enfin, ceux que l’on voit dans les médias et qui sont pour la plupart des keynésiens et des étatistes, mais pas par les libéraux, que l’on entend beaucoup moins.

Il n’y a aucune austérité pour l’Etat, dont les dépenses n’ont jamais diminué sur les 40 dernières années. Au contraire, le déficit de ses comptes est récurrent, soi-disant pour soutenir la demande ; on voit le résultat : la croissance zéro !

L’austérité c’est pour les ménages et les entreprises qui supportent de plus en plus de taxes et d’impôts, pour financer le train de vie d’un Etat et des collectivités locales qui ne font aucun effort de productivité. Il faut que cela cesse.

Nous n’avons plus beaucoup de temps. Il faut changer de paradigme et encourager l’initiative et la prise de risque. Et ainsi les jeunes entrepreneurs deviendront le fer de lance de la « Renaissance économique française ».

C’est ce à quoi nous devons nous atteler pour 2017.

Je vous remercie.

Philippe Herlin