vendredi 4 octobre 2013

Le délire absolu des éoliennes en mer

On a déjà dénoncé ici le coût délirant des éoliennes en mer, voici de nouvelles informations. Rappelons tout d’abord le coût d’installation : le projet global est de construire en 5 ans (de 2015 à 2020) 1.200 éoliennes offshore, ce qui devrait nécessiter 20 milliards d’euros ! Cette somme ne grèvera pas la dette publique puisqu’elle sera financée par des PPP (Partenariat public-privé), mais elle pèsera sur les dépenses publiques, c’est de la dette hors-bilan, une magouille d’un Etat surdendetté pour sauver les apparences.

Mais dans cet article de l’IFRAP on découvre les coûts de rachat de cette électricité. Car l’Etat oblige EDF à racheter cette électricité plus chère, de façon à compenser le surcoût de ce mode de production. Et ensuite EDF répercute cette dépense dans la facture de l’usager via la contribution au service public de l'électricité (CSPE). Et les chiffres sont effarants : le prix d’achat (obligatoire) d’un MWh par EDF est de 42 euros pour le nucléaire, c’est le prix de référence, 82 euros pour l’éolien terrestre, et 150 à 200 euros pour l’éolien en mer ! Conséquence, cette CSPE acquittée par le consommateur d'électricité directement sur sa facture a représenté 1,9 milliards d’euros en 2010 et est prévue par la commission de régulation de l'énergie à 5,1 milliards en 2013. Un impôt caché comme le fait justement remarquer l’IFRAP, un impôt qui n’apparaît pas dans le budget de l’Etat, bien joué. Voici pourquoi les factures d’électricité grimpent ! Tout ça pour des lubies écologistes fumeuses et de juteux contrats pour les grands groupes français de travaux publics. L’Etat dépensier et distributeur de prébendes continue malgré les discours officiels.

Philippe Herlin

jeudi 3 octobre 2013

Ben Bernanke, l’apprenti sorcier

Mon nouveau texte pour GoldBroker : Ben Bernanke, l’apprenti sorcier (et en anglais)

Autrement je suis cité dans cet article de Paris Match sur le bitcoin.

Philippe Herlin

jeudi 26 septembre 2013

Bernanke avoue que le QE est impossible à ralentir

Mon nouveau texte pour GoldBroker : Bernanke avoue que le QE est impossible à ralentir (et en anglais)

J'ai été interviewé pour cet article du journal Le Monde sur le bitcoin (mon ebook sur le bitcoin)

Autrement voici les nouveaux MP3 du mois sur mon site Classical Music Mobile, toujours à 1 euro seulement.

Philippe Herlin

jeudi 19 septembre 2013

Après les élections allemandes, le retour de la crise de la zone euro ?

Mon nouveau texte pour GoldBroker : Après les élections allemandes, le retour de la crise de la zone euro ? (et en anglais)

Contrairement à ce que pensait la quasi totalité des intervenants sur les marchés, Ben Bernanke à décidé hier de ne pas diminuer son QE (85 milliards de dollars tous les mois). C'est ce que j'avais écrit la semaine dernière dans ce texte, et je continue de prévoir une augmentation de celui-ci. On verra. Quoi qu'il en soit cette décision traduit la profondeur de la crise aux Etats-Unis et le fait que la "reprise" annoncée n'est qu'une fumisterie. En attendant les bourses saluent cette décision et montent, alors que la Fed a reconnu qu'elle devait rabaisser ses prévisions de croissance pour l'économie américaine. C'est du grand n'importe quoi. Le système va devenir de plus en plus instable, bien sûr je renouvelle mon conseil d'acheter de l'or physique.

Samedi matin je participe à cette table ronde organisée par Contrepoints : Révolte, jusqu'où iront-elles ? Au plaisir de vous y retrouver.

Philippe Herlin

mercredi 18 septembre 2013

La dette publique au service d’intérêts particuliers

J’avais dénoncé ce scandale dans mon livre France, la faillite ? (page 36 de la 2e édition), à savoir l’habitude d’effacer les dettes de pays en développement, ou de leur faire un prêt en sachant dès le départ qu’ils ne pourront jamais le rembourser, en échange de contrats d’équipement ou d’infrastructure. Des commandes en faveur d’entreprises françaises (privées ou publiques) financées par la dette publique, c'est-à-dire à la charge de l’ensemble des Français ! Je citais à l’époque le cas de l’annulation de la dette du Cameroun envers la France (1,2 milliard d’euros, en 2009) en échange de "la réalisation de projets de développement définis en commun par Paris et Yaoundé d’ici 2016".

Il parait que le gouvernement veut réduire la dette de la France, mais deux cas récents viennent nous rappeler que ce petit jeu continue :
1) Le Mozambique vient de commander 30 navires au chantier naval de Cherbourg, avec de l’argent prêté par des organismes publics français, qui ne sera certainement jamais remboursé vu l’état du pays. Le fait que le député-maire de Cherbourg soit devenu entretemps le ministre du budget (il s’agit de Bernard Cazeneuve) est certainement une pure coïncidence.
2) La Guinée confie la construction de deux lignes de chemin de fer (662 et 142 km) au groupe Bolloré après que la France ait effacé la dette que le pays avait envers elle. Ici encore la dette publique, à la charge de l’ensemble des Français, contribue à la bonne fortune de M. Bolloré, par l’entremise du gouvernement. Le "capitalisme de connivence" dans toute sa splendeur.

La dette publique c’est aussi un gros pot de confiture pour les gouvernements, et cela explique qu’ils aient du mal à s’y attaquer !

Philippe Herlin

jeudi 12 septembre 2013

Et si la planche à billets repartait de plus belle ?

Mon nouveau texte pour GoldBroker : Et si la planche à billets repartait de plus belle ? (et en anglais)

Par ailleurs, je participe à cette matinée-débat du samedi 21 septembre organisée par Contrepoints : Révoltes, jusqu'où iront-elles ? Pour y assister, cliquez ici. Au plaisir de vous y retrouver.

Philippe Herlin