Comme je l’expliquais dans ce billet du 5 mars dernier, le gouvernement continue d’endormir les Français et la Commission européenne à propos du retour à l’équilibre des comptes publics en 2017. Cette fois il nous promet le quasi-équilibre avec 0,7% de déficit public à la fin du quinquennat. Sans faire aucune réforme structurelle, c’est magique ! Non, seulement en racontant n’importe quoi sur l’hypothèse de base qui structure tout le scénario : la croissance du PIB. Figurez-vous que les fins limiers de Bercy prévoient 1,4% de croissance en 2014 puis 2% en 2015, 2016, 2017 (La Tribune). Evidemment si la croissance tombe du ciel, le déficit se réduit (2,9% en 2014 puis 0,7% en 2017 donc), mais qui peut croire qu’elle peut revenir quand les prélèvements obligatoires atteignent un record jamais atteint, quand la compétitivité et les marges des entreprises continuent de se dégrader, quand tant de jeunes diplômés partent à l’étranger ? C’est même plutôt la récession qui menace comme le prévoit le FMI ou le Haut conseil des finances publiques. Ces 2% de croissance relèvent surtout de l’incantation. Avec une croissance zéro, le déficit public s’affiche à environ 4% du PIB, de l’ordre de 90 milliards d’euros, voici la meilleure prévision à faire jusqu’en 2017, et ce sera même pire en cas de récession.
Autrement, le podcast de mon interview sur France Inter ce matin à propos du bitcoin.
Philippe Herlin
mercredi 17 avril 2013
vendredi 12 avril 2013
ALERTE : les comptes bancaires européens peuvent être officiellement spoliés
Michel Barnier en avait déjà parlé, désormais le projet de directive est officiellement mis en place : les comptes bancaires de plus de 100.000 euros seront mis à contribution en cas de crise bancaire. Chypre n'était donc qu'une première étape, comme nous l'avions dit.
En cas de faillite d'une banque, les pertes concerneront d'abord les propriétaires et actionnaires, suivis des créanciers "juniors" puis "seniors" puis, en troisième rang les déposants au-dessus de 100.000 euros. C'est seulement si cette addition s'avérait insuffisante qu'interviendrait l'argent public - y compris le fonds de secours MES (Le Figaro).
Ca c'est sur le papier. En réalité les actionnaires et les créanciers sont déjà rincés depuis longtemps lorsqu'une banque accumule les pertes. Le cash, le vrai, il se trouve dans les comptes. Ensuite on nous explique que les comptes de moins de 100.000 euros seront exemptés. Comme je l'ai expliqué dans ce billet, cela a été fait à Chypre uniquement parce que 10 milliards d'euros ont été apportés par l'Europe et le FMI. Mais pour un pays comme la France il faudrait des centaines de milliards ! Qui va les apporter ? Donc TOUS les comptes seront touchés. Et une ponction massive des comptes des particuliers et des entreprises provoquerait un effondrement économique.
On voit ici ou là des libéraux qui approuvent ce projet parce qu'il met chacun (actionnaires, créanciers, déposants) devant ses responsabilités, et ne sollicite pas le contribuable. Cette règle à elle seule peut être considérée comme juste, d'accord. Mais elle existe dans un environnement qui est tout sauf libéral. La liberté monétaire n'existe pas, je suis obligé d'utiliser l'euro, une monnaie mal foutue, je ne peux pas utiliser l'or, le dollar, une autre devise, ou une monnaie complémentaire solide et largement diffusée (si, le bitcoin arrive, OK), je suis coincé. La liberté bancaire n'existe pas, il y a juste un oligopole de banques "too big to fail", des banques "universelles" c'est à dire au fonctionnement opaque, et avec un levier de l'ordre de 1 sur 30 (30 euros d'engagement pour 1 euro de cash, enfin un peu plus en puisant dans les comptes bancaires, justement). Alors non, cette règle n'est pas libérale. C'est juste une autorisation officielle de spoliation.
Philippe Herlin
En cas de faillite d'une banque, les pertes concerneront d'abord les propriétaires et actionnaires, suivis des créanciers "juniors" puis "seniors" puis, en troisième rang les déposants au-dessus de 100.000 euros. C'est seulement si cette addition s'avérait insuffisante qu'interviendrait l'argent public - y compris le fonds de secours MES (Le Figaro).
Ca c'est sur le papier. En réalité les actionnaires et les créanciers sont déjà rincés depuis longtemps lorsqu'une banque accumule les pertes. Le cash, le vrai, il se trouve dans les comptes. Ensuite on nous explique que les comptes de moins de 100.000 euros seront exemptés. Comme je l'ai expliqué dans ce billet, cela a été fait à Chypre uniquement parce que 10 milliards d'euros ont été apportés par l'Europe et le FMI. Mais pour un pays comme la France il faudrait des centaines de milliards ! Qui va les apporter ? Donc TOUS les comptes seront touchés. Et une ponction massive des comptes des particuliers et des entreprises provoquerait un effondrement économique.
On voit ici ou là des libéraux qui approuvent ce projet parce qu'il met chacun (actionnaires, créanciers, déposants) devant ses responsabilités, et ne sollicite pas le contribuable. Cette règle à elle seule peut être considérée comme juste, d'accord. Mais elle existe dans un environnement qui est tout sauf libéral. La liberté monétaire n'existe pas, je suis obligé d'utiliser l'euro, une monnaie mal foutue, je ne peux pas utiliser l'or, le dollar, une autre devise, ou une monnaie complémentaire solide et largement diffusée (si, le bitcoin arrive, OK), je suis coincé. La liberté bancaire n'existe pas, il y a juste un oligopole de banques "too big to fail", des banques "universelles" c'est à dire au fonctionnement opaque, et avec un levier de l'ordre de 1 sur 30 (30 euros d'engagement pour 1 euro de cash, enfin un peu plus en puisant dans les comptes bancaires, justement). Alors non, cette règle n'est pas libérale. C'est juste une autorisation officielle de spoliation.
Philippe Herlin
jeudi 11 avril 2013
Christine Lagarde fait-elle dire n’importe quoi au FMI ?
Mon nouveau texte pour GoldBroker : Christine Lagarde fait-elle dire n’importe quoi au FMI ? (et en anglais)
Par ailleurs je passe sur Radio courtoisie samedi entre 12h et 13h30 pour parler de Chypre et des risques pesant sur nos comptes bancaires. Toujours dans la rubrique média, je suis cité dans GlobalMagazine sur les PPP, dans La Tribune sur l'or et, concernant le bitcoin, dans Slate et Le Monde. A propos du bitcoin, justement, la bulle dont je parlais dans le billet précédent est en train d'éclater (Zero Hedge). Tant mieux, ça va "nettoyer" le marché, mais je reste évidemment toujours aussi confiant sur l'avenir de cette nouvelle monnaie. Mon livre (en fait un ebook) sur le sujet sortira en mai.
Philippe Herlin
Par ailleurs je passe sur Radio courtoisie samedi entre 12h et 13h30 pour parler de Chypre et des risques pesant sur nos comptes bancaires. Toujours dans la rubrique média, je suis cité dans GlobalMagazine sur les PPP, dans La Tribune sur l'or et, concernant le bitcoin, dans Slate et Le Monde. A propos du bitcoin, justement, la bulle dont je parlais dans le billet précédent est en train d'éclater (Zero Hedge). Tant mieux, ça va "nettoyer" le marché, mais je reste évidemment toujours aussi confiant sur l'avenir de cette nouvelle monnaie. Mon livre (en fait un ebook) sur le sujet sortira en mai.
Philippe Herlin
lundi 8 avril 2013
Bitcoin : sommes-nous face à une bulle aussi folle que celle des tulipes en Hollande ?
Mon nouveau texte pour Atlantico : Bitcoin : sommes-nous face à une bulle aussi folle que celle des tulipes en Hollande ?
Philippe Herlin
Philippe Herlin
vendredi 5 avril 2013
Les marchés sont-ils en train de se détourner de la dette française ?
Mon interview pour Atlantico : Les marchés sont-ils en train de se détourner de la dette française ?
Philippe Herlin
Philippe Herlin
jeudi 4 avril 2013
La garantie des dépôts de moins de 100.000 euros est un mythe
Mon nouveau texte pour GoldBroker : La garantie des dépôts de moins de 100.000 euros est un mythe (et en anglais pour vos amis anglophones)
En complément de cet article, on rappelle cette récente déclaration de François Hollande : «La garantie des dépôts bancaires doit être un principe absolu, irrévocable», a dit le président, ajoutant que le plan de sauvetage de Chypre était «spécifique, unique, exceptionnel» (Le Figaro). La bonne blague. L’homme qui n’a qu’un seul ennemi, la «finance» nous expliquait-il, et dont on apprend aujourd’hui que le trésorier de sa campagne électorale possède des comptes dans un paradis fiscal (Le Monde). Enorme. Après tout, le mensonge est courant en politique : «Je n’ai jamais eu de comptes à l’étranger» disait Jérôme Cahuzac. «Il y avait 300.000 manifestants le 24 mars lors de la manifestation anti-mariage gay» a affirmé Manuel Valls. Quelle différence entre ces deux mensonges ? Aucune, sauf que le deuxième n’a pas encore été officiellement démenti. On apprend d’ailleurs que des policiers en civil et armés étaient chargés de créer des troubles lors de cette manifestation, selon l’auteur de ce reportage photo, une nouvelle affaire en perspective ? Le mensonge est un mode de gouvernement, nous pourrions aussi citer Ben Bernanke ou Mario Draghi (du genre «la banque centrale soutient l’activité économique», ouarf, énorme aussi). Nous sommes dirigés par des gens qui manipulent la réalité («mariage pour tous», théorie du genre, «l’immigration est une chance pour la France», euro, monnaies papier, etc.), mais un jour ou l’autre, le mensonge s’écroule.
Philippe Herlin
En complément de cet article, on rappelle cette récente déclaration de François Hollande : «La garantie des dépôts bancaires doit être un principe absolu, irrévocable», a dit le président, ajoutant que le plan de sauvetage de Chypre était «spécifique, unique, exceptionnel» (Le Figaro). La bonne blague. L’homme qui n’a qu’un seul ennemi, la «finance» nous expliquait-il, et dont on apprend aujourd’hui que le trésorier de sa campagne électorale possède des comptes dans un paradis fiscal (Le Monde). Enorme. Après tout, le mensonge est courant en politique : «Je n’ai jamais eu de comptes à l’étranger» disait Jérôme Cahuzac. «Il y avait 300.000 manifestants le 24 mars lors de la manifestation anti-mariage gay» a affirmé Manuel Valls. Quelle différence entre ces deux mensonges ? Aucune, sauf que le deuxième n’a pas encore été officiellement démenti. On apprend d’ailleurs que des policiers en civil et armés étaient chargés de créer des troubles lors de cette manifestation, selon l’auteur de ce reportage photo, une nouvelle affaire en perspective ? Le mensonge est un mode de gouvernement, nous pourrions aussi citer Ben Bernanke ou Mario Draghi (du genre «la banque centrale soutient l’activité économique», ouarf, énorme aussi). Nous sommes dirigés par des gens qui manipulent la réalité («mariage pour tous», théorie du genre, «l’immigration est une chance pour la France», euro, monnaies papier, etc.), mais un jour ou l’autre, le mensonge s’écroule.
Philippe Herlin
vendredi 29 mars 2013
Même les entreprises en bonne santé mettent la clé sous la porte : l’exemple d’une galerie d’art
Mon nouveau texte pour Atlantico : Même les entreprises en bonne santé mettent la clé sous la porte : l’exemple d’une galerie d’art
Autrement voici les nouveautés du mois d'avril sur mon site Classical Music Mobile (Wagner, Mozart, Ravel, Falla, Bizet). Il compte désormais 200 enregistrements stéréo, c'est à dire d'une parfaite qualité sonore (cliquez sur Preview pour écouter), mais toujours à 1 euro seulement.
Philippe Herlin
Autrement voici les nouveautés du mois d'avril sur mon site Classical Music Mobile (Wagner, Mozart, Ravel, Falla, Bizet). Il compte désormais 200 enregistrements stéréo, c'est à dire d'une parfaite qualité sonore (cliquez sur Preview pour écouter), mais toujours à 1 euro seulement.
Philippe Herlin
jeudi 28 mars 2013
Une liberté d'avenir : la liberté monétaire
Je suis très heureux de vous annoncer ma participation au think thank lancé par Gaspard Koenig : GénérationLibre. Vous pouvez lire ma première contribution : Une liberté d'avenir : la liberté monétaire
Autrement, mon texte pour GoldBroker : Chypre, l’arbitraire et la confusion
Philippe Herlin
Autrement, mon texte pour GoldBroker : Chypre, l’arbitraire et la confusion
Philippe Herlin
mercredi 27 mars 2013
La Cité des sciences rate son exposition sur la crise économique
La Cité des sciences propose une exposition sur la crise, L'économie : krach, boom, mue ? (du 26 mars 2013 au 5 janvier 2014). Le projet tombe à pic mais qu’en pensez ? Malheureusement pas grand-chose. Toute l'exposition ne fait que vulgariser la soupe tiède qui est enseignée à l'université. C'est à dire un libéralisme tempéré par l'Etat dont le rôle est considéré comme incontournable, un libéralisme désincarné issu de la théorie néoclassique (rationnel, froid), un libéralisme où le risque est gentiment circonscrit (la courbe de Gauss est présentée comme l'outil de base des économistes). En somme un libéralisme d'énarque, ou de commissaire européen.
L'école autrichienne est inexistante (Hayek est simplement cité dans le tableau général des économistes, mais pas dans le glossaire du catalogue). La monnaie est seulement abordée sous l'angle de la confiance, qui est garantie par les banques centrales, bien sûr. Benoît Mandelbrot, Nassim Taleb et son cygne noir (qui ont remis en cause la courbe de Gauss justement) ne sont même pas cités, alors qu’ils proposent dans leurs livres nombre d’exemples pédagogiques.
Alors qu'y voit-on ? Une vulgarisation souvent bébête de mécanismes économiques basiques (l'équilibre entre l'offre et la demande, avec de gros boutons à tourner), un discours lisse sur un monde idéal dans lequel les acteurs échangent produits et services, le tout dans une décoration pauvrette et répétitive.
Y a-t-il l'esquisse d'un discours critique sur l'obésité de l'Etat et la dette publique, sur le danger des produits dérivés (qui ne sont même pas présentés !), sur les effets pervers de la réglementation, sur le capitalisme de connivence, sur les risques des politiques de monétisation menées par les banques centrales ? Rien. Plus grave, il n’y a pas de confrontation entre les courants de pensée actuels (keynésiens/autrichiens, relance/rigueur, sortir ou pas de l’euro, etc.).
Mais alors, pourquoi sommes-nous en crise ? A cause de «l'effet domino» (avec de vrais dominos à faire tomber, véridique) qui fait chuter les institutions financières puis l'économie réelle. Pourquoi en arrive-t-on à cette fragilité, cela n'est pas précisé. Mais l'effet domino explique opportunément, selon l'exposition, pourquoi les économistes ne peuvent pas prévoir les crises. C'est ballot, nos pauv' économistes qui ont de jolis modèles et une belle courbe de Gauss, que l'on vient de voir de façon idéalisée tout au long de l'exposition, sont complètement pris de court en cas de crise, au moment où on aurait le plus besoin d'eux !
Au fait, il n'y a strictement rien sur l'euro, sa formation et son fonctionnement, et la crise qu'il traverse. Mais, c'est vrai, l'euro est solide et inspire confiance, pas la peine de perdre du temps. Une exposition inutile et grotesque. Qui malheureusement n'en restera pas là puisqu'elle préfigure la Cité de l'économie, un musée permanent conçu par la Banque de France.
Philippe Herlin
L'école autrichienne est inexistante (Hayek est simplement cité dans le tableau général des économistes, mais pas dans le glossaire du catalogue). La monnaie est seulement abordée sous l'angle de la confiance, qui est garantie par les banques centrales, bien sûr. Benoît Mandelbrot, Nassim Taleb et son cygne noir (qui ont remis en cause la courbe de Gauss justement) ne sont même pas cités, alors qu’ils proposent dans leurs livres nombre d’exemples pédagogiques.
Alors qu'y voit-on ? Une vulgarisation souvent bébête de mécanismes économiques basiques (l'équilibre entre l'offre et la demande, avec de gros boutons à tourner), un discours lisse sur un monde idéal dans lequel les acteurs échangent produits et services, le tout dans une décoration pauvrette et répétitive.
Y a-t-il l'esquisse d'un discours critique sur l'obésité de l'Etat et la dette publique, sur le danger des produits dérivés (qui ne sont même pas présentés !), sur les effets pervers de la réglementation, sur le capitalisme de connivence, sur les risques des politiques de monétisation menées par les banques centrales ? Rien. Plus grave, il n’y a pas de confrontation entre les courants de pensée actuels (keynésiens/autrichiens, relance/rigueur, sortir ou pas de l’euro, etc.).
Mais alors, pourquoi sommes-nous en crise ? A cause de «l'effet domino» (avec de vrais dominos à faire tomber, véridique) qui fait chuter les institutions financières puis l'économie réelle. Pourquoi en arrive-t-on à cette fragilité, cela n'est pas précisé. Mais l'effet domino explique opportunément, selon l'exposition, pourquoi les économistes ne peuvent pas prévoir les crises. C'est ballot, nos pauv' économistes qui ont de jolis modèles et une belle courbe de Gauss, que l'on vient de voir de façon idéalisée tout au long de l'exposition, sont complètement pris de court en cas de crise, au moment où on aurait le plus besoin d'eux !
Au fait, il n'y a strictement rien sur l'euro, sa formation et son fonctionnement, et la crise qu'il traverse. Mais, c'est vrai, l'euro est solide et inspire confiance, pas la peine de perdre du temps. Une exposition inutile et grotesque. Qui malheureusement n'en restera pas là puisqu'elle préfigure la Cité de l'économie, un musée permanent conçu par la Banque de France.
Philippe Herlin
lundi 25 mars 2013
Chypre, un racket de 30% au moins !
Le plan de sauvetage de Chypre a été signé tard dans la nuit à Bruxelles et il permet à l’ile de demeurer dans l’euro, mais à quel prix ! Les dépôts inférieurs à 100.000 euros ne subiront aucune taxation, les autres oui, mais le niveau de la taxe est fonction des banques : les clients de Bank of Cyprus, la première du pays, subiront une ponction de 30%, tandis que ceux de la deuxième en taille, Laiki Bank (Popular Bank en anglais) subiront une taxe encore plus importante, à déterminer en fonction des l’état des comptes… Les mouvements de capitaux sont bien sûr strictement contrôlés pour éviter toute fuite avant ce racket. Les banques devraient bientôt ouvrir après plus de dix jours de fermeture. Tous les comptes supérieurs à 100.000 euros ne proviennent pas d’exilés fiscaux mais, en gros, l’Europe fait payer les Russes. Elle pense s’en tirer à bon compte sans mesurer qu’elle incite fortement au bank run dès qu’un pays sera en difficulté. Les possesseurs de comptes de plus 100.000 euros en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Irlande (liste non close) doivent sérieusement commencer à s’inquiéter… Et ceux de Chypre partiront dès le contrôle des capitaux sera levé, ce qui précipitera une nouvelle crise.
> Addendum 16h30 : "le plan chypriote, un exemple pour le futur" pour le président de l'eurogroupe ! Ca a le mérite de la clarté. Planquez vos sous !
Justement, à propos de ponction des comptes sans que les bénéficiaires ne soient prévenus, la France semble prendre ce chemin car l’épargne salariale (4,8 milliards d’euros) pourrait servir à acquérir des automobiles, et ainsi soutenir le secteur, alors que cela n’était nullement prévu au départ (Le Figaro).
Autrement, j’étais hier à la Manif pour tous, nous étions 1,4 millions (avenue de La Grande armée pleine jusqu’au Pont de Neuilly + avenue Foch + avenue Carnot), mais seulement 300.000 selon la préfecture de police. Je recommande donc de nommer au plus vite Manuel Valls au ministère du budget, le déficit sera ainsi instantanément divisé par cinq. Imaginons la scène, Manuel Valls : «des rumeurs font état d’un déficit budgétaire de 90 milliards d’euros, j’affirme que, selon la police, il est de 20 milliards». Trop fort.
Philippe Herlin
> Addendum 16h30 : "le plan chypriote, un exemple pour le futur" pour le président de l'eurogroupe ! Ca a le mérite de la clarté. Planquez vos sous !
Justement, à propos de ponction des comptes sans que les bénéficiaires ne soient prévenus, la France semble prendre ce chemin car l’épargne salariale (4,8 milliards d’euros) pourrait servir à acquérir des automobiles, et ainsi soutenir le secteur, alors que cela n’était nullement prévu au départ (Le Figaro).
Autrement, j’étais hier à la Manif pour tous, nous étions 1,4 millions (avenue de La Grande armée pleine jusqu’au Pont de Neuilly + avenue Foch + avenue Carnot), mais seulement 300.000 selon la préfecture de police. Je recommande donc de nommer au plus vite Manuel Valls au ministère du budget, le déficit sera ainsi instantanément divisé par cinq. Imaginons la scène, Manuel Valls : «des rumeurs font état d’un déficit budgétaire de 90 milliards d’euros, j’affirme que, selon la police, il est de 20 milliards». Trop fort.
Philippe Herlin
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